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Nos bien aimées blessures et comment elles sculptent nos vies !



Nous portons en nous des croyances dont nous ignorons l’existence. Elles agissent comme des fils invisibles, guidant nos choix, nos peurs, nos relations. Ces empreintes inconscientes ne nous appartiennent pas toujours — elles traversent les générations, se transmettent silencieusement, et parfois même semblent venir d’ailleurs, comme si notre âme gardait la mémoire de blessures karmiques anciennes.


Ces croyances façonnent notre personnalité à notre insu. Elles deviennent notre prison dorée, notre zone de confort toxique.

Nous sommes sous leur emprise sans même le savoir, répétant des schémas qui ne sont pas les nôtres, vivant des peurs qui appartiennent à d’autres époques, d’autres vies.


Quand l’abandon devient une prophétie auto-réalisatrice


Imaginez une femme dont la grand-mère a perdu son mari brutalement, laissant sa fille grandir dans le deuil et la peur de l’attachement. Cette fille, devenue mère, transmet inconsciemment cette terreur de la perte. Sa propre fille, sans avoir vécu aucun abandon réel, porte en elle cette croyance profonde : “Ceux que j’aime me quitteront.”

Elle sabote ses relations amoureuses avant qu’elles ne deviennent sérieuses. Elle teste constamment la fidélité de ses proches. Elle fuit l’intimité par peur de la souffrance à venir. Cette croyance inconsciente — héritée d’un drame qu’elle n’a jamais vécu — empoisonne chaque tentative de connexion authentique. Elle attire l’abandon qu’elle redoute, confirmant ainsi sa blessure invisible.

Le renoncement qui étouffe le désir

Prenez l’histoire d’un homme qui, inexplicablement, ne parvient jamais à poursuivre ce qu’il désire vraiment. Il s’efface, se sacrifie, choisit toujours la sécurité au détriment de ses aspirations profondes. En explorant son arbre généalogique, il découvre qu’une arrière-grand-tante a été contrainte d’entrer au couvent, renonçant à l’amour de sa vie et à ses rêves pour répondre aux attentes familiales.

Cette mémoire de renoncement forcé s’est inscrite dans la lignée. Sans le savoir, cet homme porte la croyance toxique : “Mes désirs ne comptent pas. Je dois me sacrifier.” Il étouffe ses élans créatifs, refuse les promotions, reste dans des situations qui l’étouffent. Il vit la vie de quelqu’un d’autre, prisonnier d’un vœu qu’il n’a jamais prononcé.

Alors, comment se libérer ?


Étape 1 : Conscientiser les chaînes invisibles

Le premier acte révolutionnaire est de voir. D’observer nos schémas répétitifs avec curiosité plutôt qu’avec jugement. Quels sont les patterns qui reviennent dans votre vie ? Quelles peurs semblent disproportionnées par rapport à votre vécu réel ? Explorez votre histoire familiale, posez des questions, écoutez les silences qui en disent souvent plus que les mots.

Cette prise de conscience est déjà une libération en soi. Nommer la blessure, c’est commencer à la désamorcer.


Étape 2 : Corriger pour neutraliser l’emprise


Une fois identifiées, ces croyances doivent être activement déconstruites. Cela demande un travail intérieur profond : thérapie, écriture, visualisations, rituels de libération. Il s’agit de séparer ce qui nous appartient vraiment de ce que nous portons pour les autres.

Vous devez vous répéter de nouvelles vérités jusqu’à ce qu’elles remplacent les anciennes programmations. “Je mérite l’amour stable.” “Mes désirs ont de la valeur.” Agir malgré la peur, faire des choix différents, briser consciemment les vieux schémas — c’est dans cette répétition que naît la transformation.


Étape 3 : Transformer la blessure en superpouvoir


Et puis vient la magie. Cette femme qui portait la peur de l’abandon développe une capacité extraordinaire à créer des liens profonds et authentiques. Elle devient celle qui sait accueillir la vulnérabilité, qui offre une présence rassurante aux autres. Sa sensibilité devient sa force.

Cet homme qui a porté le renoncement devient un guide pour ceux qui cherchent à retrouver leurs désirs enfouis.

Sa compréhension intime du sacrifice le rend capable d’accompagner les autres vers leur liberté. Il transforme sa blessure en mission.


Un chemin sinueux, mais ô combien précieux

Ce voyage n’est pas linéaire. Il y aura des retours en arrière, des moments de doute, des résistances profondes. Parfois, vous aurez l’impression de tourner en rond. Mais chaque pas compte.


Car qu’est-ce qui vaut vraiment le coup dans cette vie, sinon de devenir enfin soi-même ? De se libérer des fantômes du passé pour vivre pleinement le présent ?

De transformer nos plus grandes souffrances en nos plus beaux dons ?


Nos blessures, une fois guéries, deviennent nos trésors. Elles nous enseignent la compassion, la résilience, la profondeur. Elles font de nous des êtres complets, capables d’accompagner les autres sur leur propre chemin de libération.


Le travail en vaut la peine. Mille fois la peine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 
 
 

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